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Envie fréquente d’uriner - signe d'un faible taux d'œstrogène

Même lorsque nous pensons être au top de notre "santé" en nous basant sur les mesures que la société nous présente (qui ont tendance à être notre musculature, notre faible taux de graisse corporelle, la quantité de sport que nous faisons, notre alimentation "saine"), notre corps envoie parfois des signes de détresse.


Un signe très évident est l'absence de règles (pour celleux qui ont un utérus et ne prennent pas de pilule contraceptive*).


Certains signes moins connus mais néanmoins très courants (fréquence documentée dans Je n’ai plus mes règles) :

  • Avoir froid en permanence

  • Penser constamment à la nourriture/à l'alimentation

  • Absence de pertes blanches/lubrification vaginale

  • Difficultés émotionnelles (anxiété, obsession, colère)

  • Problèmes digestifs (« Syndrome de l’intestin irritable », ballonnements, constipation)

  • Cheveux/ongles cassants

  • Besoin fréquent d'uriner

La plupart des gens connaissent les premiers symptômes, mais sont surpris par le dernier. Comment le fait d'avoir souvent envie d'uriner pourrait-il être lié à l'aménorrhée, à une alimentation insuffisante ?


C’est pourtant une réalité et les résultats d’un test clinique confirment cette relation !


En fait, il existe des récepteurs d'œstrogènes dans tout l'appareil urinaire. Cela a été bien établi, les problèmes génito-urinaires étant courants chez les femmes après la ménopause.

Lorsque les niveaux d'œstrogènes (et de progestérone) détectés par ces récepteurs sont faibles, comme c'est le cas à la ménopause, mais aussi en cas d'aménorrhée ou de cycles anovulatoires, ou lorsque les hormones n'atteignent pas des niveaux normaux, la paroi de la vessie s'atrophie et s'affine.




Ce phénomène a été démontré de manière concluante sur des lapins et les biopsies réalisées dans le cadre du test clinique ont révélé une atrophie et une dégénérescence similaires de la paroi de la vessie chez les humains.


L'amincissement de la paroi permet alors une pénétration plus facile de l'urine, ce qui modifie la capacité de la vessie, et déclenche plus facilement et fréquemment l’envie d’uriner.


Dans l'étude clinique, la capacité de la vessie des femmes souffrant d'aménorrhée était d'environ 160 ml, avec des premières envies d'uriner à seulement 25 ml.


Après la reprise des cycles, la capacité de la vessie était normale, avec une moyenne de 334 ml, et les premières envies d'uriner étaient de 105 ml (quatre fois plus élevées).


Paramètres urinaires

Avec AH

Après le guérison

% d'augmentation

la capacité de la vessie

160 ml

334 ml

109 %

premières envies d'uriner

25 ml

105 ml

320 %

Il est intéressant de noter que la discussion sur l'essai clinique a porté sur le fait que le tissu adipeux (c'est-à-dire la graisse corporelle) est responsable de la synthèse de l'estradiol qui est présent au début de la phase folliculaire de nos cycles menstruels (c'est-à-dire tout le temps chez une personne souffrant d'aménorrhée).


Nous avons été amenés à croire que faible taux de graisse corporelle = santé, mais cela ne tient pas compte du fait que nos cellules graisseuses jouent un rôle dans la création des hormones.


Si vous voulez en savoir plus sur les preuves scientifiques qui sous-tendent l'absence de règles / les cycles anovulatoires / la sous-alimentation, rendez-vous sur noperiod.info/AH, ou plongez directement dans Je n’ai plus mes regles.



*Si vous prenez la pilule contraceptive, n'oubliez pas que vos saignements mensuels ne sont pas des règles naturelles et que la pilule pourrait très bien masquer une potentielle aménorrhée si vous répondez aux autres critères.

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1 commentaire


Emma NOGUES
Emma NOGUES
18 mai 2023

C’est faux ! Ma mère qui n’a jamais connu une aménorrhée et idem pour ma sœur qui a ses règles … elles ont tous le temps envie d’uriner !!!! Alors éviter d’avancer des choses fausses pour faire culpabiliser la personne en aménorrhée qui souvent n’est pas du forcément a une dénutrition !!!!!!!

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